« QUADRAGINTA ABHINC ANNOS »
Cela fait quarante ans,
Quarante ans de misère,
Qu’elle était mise au ban
De l’Eglise, ma mère :
La messe de toujours,
Celle de tous les jours
Heureux de ma jeunesse,
Les jours de la tendresse.
Par un abus de droit
L’on devait sans broncher
Les délires accepter
Qui choquaient notre foi.
Alors, le cœur contrit
De déplaire à ma mère
Je n’ai pas obéi
Aux ordres délétères.
J’ai fui les lieux de culte
Par trop vernaculaires
Où certains clercs incultes
Nous vantaient leurs chimères.
J’ai préféré les granges,
Les salles de concert,
Les salons, les garages
Et certains monastères.
Des prêtres généreux
Dévoués aux fidèles
En ces lieux offrent à Dieu
Une liturgie belle.
Le temps semble venu
Où sera reconnu
Pour cette messe antique
Le droit et la pratique.
Vous qui avez lutté,
Ne rangez pas vos armes
Gardez les affûtées
Et prêtes en cas d’alarme.
Car pour faire appliquer
Ce Motu Proprio
Il faudra batailler
Et monter au créneau.
vendredi 6 juillet 2007