MAMAN
Quand je t’ai vu dans ton cercueil,
Mon cœur, déjà, portait le deuil
Le froid avait pris ton visage,
Je ne garde pas cette image.
Je revois ton visage aimé
Qu’à l’école j’avais dessiné
Et les copains m’avaient chambré
Pour ce dessin bien trop ombré.
Tu étais mon seul horizon
Mon seul amour et ma passion
Tu avais su m’accompagner
Et pour toi seule j’avais prié.
Car, enfant, j’avais deviné
Que ton cœur ne pouvait qu’aimer.
Bien qu’exclusive et enflammée
Tu étais prête à tout donner.
Mais aujourd’hui que reste t il
De ces instants tendres et subtils ?
La vie attiédit les passions,
Et la mort coupe les liaisons.
Tu resteras dedans mon cœur
Comme le parfum d’une fleur
Le parfum des tendres années…
Fleurs pour des fruits d’éternité.
Vendredi 15 décembre 2006
Maman est morte à l’hôpital de Bastia le 5 décembre 2006 en début d’après midi après avoir revu ses trois enfants, munie des sacrements de l’Eglise.