LA HYENE ET LE CHEVAL
Une Hyène affamée cherchait sa nourriture.
La Bêtise, la paresse, leur servant de culture,
Ces animaux peureux ont pour plat favori
Les charognes, les carcasses de ce que d’autres ont pris.
Mais lui sortait du lot :
C’était un aristo.
Il rêvait de chair(e ?) fraîche qu’il aurait tuée lui même !
Réfléchir n’étant pas naturel à l’espèce,
Il comptait sur le temps qui donne la sagesse
Or son age était grand, à ce Mathusalem !
Lors, un cheval fougueux passait dans les parages,
Ayant quitté l’enclos qui le rendait servile,
Bien seul, il galopait se cherchant un asile.
La Hyène, tout de suite, y vit comme un présage.
Et la présomptueuse s’imagina alors
Pouvoir jouer sans complexe, aux mâles matadors.
Habituée qu’elle était aux cadavres difformes ;
Prenant ce qui remuait, la queue de l’animal
Chassant les importuns, pour l’organe vital !
Elle y planta ses crocs, aveuglée par la faim,
Ne se rendant pas compte qu’elle égorgeait du crin...
Souvent les tout petits, aux cervelles infécondes,
Se prennent pour les grands qui conquièrent le monde,
Ils se croient bien armés mais si peu redoutables
Que leurs coups portent à faux, les rendant méprisables.
Mai 2006