LES LUMIERES ECLAIRANT L’EGLISE
Nouveau pontificat et nouvelle espérance
Jean, Paul et puis Jean-Paul ont, chacun à leur tour,
Soulevé l’enthousiasme et des espoirs immenses
Nous étions enchantés et presque ivres d’amour.
Ces amours furent déçus, ils laissent la souffrance.
Le vide et la rancœur ont pris place à présent
Et si n’était ce cri adressé à la France(1),
Je ne garderais rien de ces derniers trente ans.
« Fidélité au pape » revient à mes oreilles,
Mais j’ai vu des horreurs qui se firent à ces mots
Quand on bradait, sans honte, nos chœurs et leurs merveilles
Ou lorsqu’on nous chassait nous traitant de bigots.
Un an déjà a vu le règne de Benoît
Il est bien difficile après si peu de temps
D’avoir une opinion ou de faire le bilan
De ce que dit Joseph, de ce que fait Benoît.
Benoît gouverne et nomme, il remplit sa mission.
Benoît enseigne et prêche, écoutons ses raisons.
Mais Voltaire, Montesquieu mis aux rang des docteurs
Et des pères de l’Eglise (2) : j’y vois là Ratzinger.
Le siècle des lumières éclairant notre Eglise ?
Les droits de l’homme-dieu ? Mais c’est Dieu qu’on méprise !
Ô combien de martyrs, combien de crimes immondes
Cette liberté là a-t-elle donné au monde ?
Seule la Vérité peut rendre l’homme libre.
Pourquoi donc la cacher au profit du mensonge
Qui depuis ce grand siècle dans l’abîme nous plonge ?
Seigneur aidez Benoît, Votre Eglise doit vivre.
Jeudi 4 janvier 2007
1- « France, fille aînée de l’Eglise qu’as tu fait des promesses de ton baptême ? » Jean-Paul II, 1° juin 1980, extrait de l'homélie prononcée au Bourget.
2- « Dans un dialogue à intensifier avec l'Islam, nous devrons garder à l'esprit le fait que le monde musulman se trouve aujourd'hui avec une grande urgence face à une tâche très semblable à celle qui fut imposée aux chrétiens à partir du siècle des Lumières et à laquelle le Concile Vatican II a apporté des solutions concrètes pour l’Eglise catholique au terme d’une longue et difficile recherche. Il s'agit de l'attitude que la communauté des fidèles doit adopter face aux convictions et aux exigences qui s'affirment dans la Philosophie des Lumières. D'une part, nous devons nous opposer à la dictature de la raison positiviste, qui exclut Dieu de la vie de la communauté et de l'organisation publique, privant ainsi l'homme de ses critères spécifiques de mesure. D'autre part, il est nécessaire d'accueillir les véritables conquêtes de la philosophie des Lumières, les droits de l'homme et en particulier la liberté de la foi et de son exercice, en y reconnaissant les éléments essentiels également pour l'authenticité de la religion. De même que dans la communauté chrétienne, il y a eu une longue recherche sur la juste place de la foi face à ces convictions - une recherche qui ne sera certainement jamais conclue de façon définitive - ainsi, le monde musulman également, avec sa tradition propre, se trouve face à la grande tâche de trouver les solutions adaptées à cet égard. Le contenu du dialogue entre chrétiens et musulmans consistera en ce moment en particulier à se rencontrer dans cet engagement en vue de trouver les solutions appropriées. Nous chrétiens, nous sentons solidaires de tous ceux qui, précisément sur la base de leur conviction religieuse de musulmans, s'engagent contre la violence et pour l'harmonie entre foi et religion, entre religion et liberté. En ce sens, les deux dialogues dont j'ai parlé s’interpénètrent. »
SS. Benoît XVI : Discours à la curie romaine (III) ROME, Dimanche 24 décembre 2006 (ZENIT.org)