LE MARIAGE
C’est un beau sacrement institué par l’Eglise
Que Jésus Christ lui même nous donna en partage
Et qui depuis les temps antiques fut le gage
De la fidélité que la Foi éternise.
Mais l’homme d’aujourd’hui ne veut plus s’engager
Dans des liens si subtils et pourtant fondateurs
De toute société et que la chrétienté,
Dans les siècles passés, a su mettre en valeur.
A notre époque démocratique
Où tout est toc, où tout est fric
Le concubin, la concubine
Fondent, chez nous, la République.
« Mais l’union véritable coûte beaucoup trop chère !
La robe de mariée, le buffet, la soirée
Non, vraiment, les gens simples ne peuvent les payer
Votre beau sacrement est un objet d’enchères. »
Cette objection connue a quelques fondements.
Si, dans ces circonstances, on se croit obligé
D’étaler ses richesses, de montrer son argent.
Celui qui n’en a pas, n’a pas Le Sacrement.
Il faudrait enseigner aux jeunes tourtereaux
Que ce qui fait le luxe de ce jour le plus beau
Ce n’est pas le repas, ce n’est pas l’assistance :
C’est, aux consentements, la divine assistance.
Semetipsum