LA LEGITIMITE DU N.O.M.
La question est posée, il faut bien y répondre
Sans vouloir réveiller des passions sans nombre.
Et puisqu’il est question de la forme ordinaire
Je ne m’en ferai pas le grand thuriféraire.
De saints prêtres, il est vrai, et des fidèles idem
Ont pu, malgré la forme quelque peu défaillante,
Maintenir et la foi et la présence même
De ce Dieu tout aimant.
Anglicans, Luthériens n’ont ils pas fait de même
Au moins un certain temps ?
Cette forme a un droit à faire valoir, sans doute,
Légalement promue par un pape légitime
Quarante ans de pratique et souvent de déroute
Lui ont donné, c’est sûr, un droit à notre estime.
Mais dans les conditions qu’elle fut décrétée
En dépit des conseils, en dépit du bon sens.
Est ce légalement ? Je le crois, je le pense.
Est ce licitement ? Je ne sais l’apprécier.
Je me méfie des mots puisque j’en fait des rimes
Je me méfie des gestes, on en fait bien des mimes
Alors et pour conclure : « Si elle est légitime,
Profitez en, Messieurs, car elle se périme. »
Dimanche 27 janvier 2008