Le soleil au zénith ; la chrétienté brillait.
Les hérésies, les schismes en avaient bien, un peu,
Tels des nuages pluvieux, altérés quelques raies.
Mais le soleil était, toujours, victorieux.
La lune en son croissant servait de piédestal
A celle qui, de tous temps, avait été élue
Pour engendrer l’enfant qui serait le salut
D’un peuple à arracher aux flammes infernales.
Sur nos pentes françaises deux jeunes pastoureaux
Virent pleurer la Dame couronnée d’un diadème.
Elle annonçait l’éclipse, le deuil et la faim même.
Prière et pénitence seuls remèdes à ces maux.
Le soleil au zénith dansait sur la Cova.
La foule qui contemplait ce spectacle insolite
Etait accouru là, dense et cosmopolite.
Elle priait sa Reine et la paix arriva.
Plus tard au Vatican se leva la tempête
Les fumées de Satan envahirent les lieux
Et l’on vit quelques temps s’obscurcir les cieux.
Le soleil pâlissait, l’éclipse était complète ?
Mais la Vierge veillait, écartant le croissant
Qui devant le soleil veut mettre son ombrelle.
Doucement la lumière comme une aube nouvelle
Infiltra ses rayons, réchauffant ses enfants.
Prière et pénitence est toujours la consigne,
Espérance et confiance car Dieu nous donne un signe.
La barque de saint Pierre ne peut pas chavirer.
Or le soleil se lève ; Debout, il faut ramer !
(pour l’élection de Benoît XVI)