DEMAIN,DES L’AUBE
Demain, dès l’aube, à l’heure des sépulcres blanchis
Vous partirez, je sais qu’on ne vous attend pas.
Allant par les forets, allant par les maquis
Vous resterez longtemps, le soir, dans les gravas.
Vous marcherez les yeux fixés sur vos pensées
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seuls, inconnus, le dos courbé, les mains croisées,
Tristes, et le jour pour vous sera comme la nuit.
Car vous n’avez pas vu ni l’or du soir qui tombe
Ni les voiles au loin frappées du Sacré Cœur
Quand Il arrivera, nous couvrant de son ombre,
Vous ne comprendrez pas et aurez toujours peur.
Victoripsum
Dimanche 15 février 2009
en réponse à Ennemond
ICI
et Merci à Victor... Hugo
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.