COURAGE ! FUYONS !
(La suite et le "remède" au SYNDROME DE LA GRENOUILLE)
La grenouille s’est baigné, maintenant elle est cuite.
Mais qu’aurait-il fallu pour éviter ce sort ?
Ce syndrome, à lui seul, ne donne pas la mort
Pour l’homme qui sait, lui, qu’il faut prendre la fuite.
Il aurait donc fallu, ne pouvant résister,
Tout simplement sauter dehors de la marmite.
A quel moment précis faudrait-il s’éjecter ?
Le plus tôt est toujours gage de réussite
Mais revenons à nos moutons,
Puisque c’est eux dont il s’agit,
Et pour entrer dans à leur logis
Mettons pantoufles à nos petons.
Baignant dans leur confort, plongés dans leurs fauteuils,
Les français*, même jeunes, de l’action font leur deuil.
A quoi bon se bouger, étudier la doctrine !
Le feu chevaleresque n’est plus dans les poitrines..
Le bain amollissant que servent les media
Fini par attendrir et rendre leurs cœurs las.
Et ceux qui, par leur age, sont les plus vigoureux
Parfois, ne se révèlent … pas les plus courageux.
Laissez donc la télé et les fouttebaleux,
Fuyez et délaissez ces eaux tièdes et lascives,
Défendez vos idées ainsi que font des preux,
Quittez les entreponts et montez aux coursives.
La fuite n’est honteuse que lorsqu’elle est subie.
Pour vaincre la tiédeur il faut des âmes fortes
Qui, sans tergiverser ou chercher d’alibi,
Afin de résister, se forment en cohortes.