BEATRICE
« J’aime une Béatrice,
Nous voulons marier -
Me dit un soir mon fils -
Bientôt nos destinés. »
« Mais quelle étrange idée
Que de vouloir, ainsi
Et si tôt, décider
Qu’on aura des soucis.
Je fus, en d’autres temps,
Moins rapide en besogne
Il me fallu du temps
Pour chasser la cigogne.
Autres temps autres mœurs
Et si tu as trouvé
En Béa l’âme sœur
Il faut parachever. »
Depuis ce soir épique
Les semaines ont passées
Ce dont j’étais septique
S’est bien concrétisé.
"Ainsi donc, Béatrice,
Les dés en sont jetés,
Tu deviens sa complice
Pour une éternité."
"Et toi, fils, désormais
Cette complicité,
Climats bons ou mauvais,
Tu devras l’augmenter.
Les enfants qui viendront
Combler de leur présence
Votre jeune insouciance
Sans doute y aideront...
Voilà ! L’heure est venue
Toujours trop vite, hélas !
Le relais j’ai tenu,
Je te cède la place."
10 mars 2008 terminé le18 avril 2009